Cet article fait partie d'une série commandée par le Comité LGBTI de la CGU à l'occasion de la Pride 2026, qui célèbre la diversité des travailleurs.euses LGBTI et aborde les questions d'inclusion, de représentation et d'égalité sur le lieu de travail et au sein des syndicats.
Je m'appelle Gisele Adão et je suis membre du Syndicat des travailleurs des industries alimentaires de Criciúma et de sa région (SINTIACR), affilié à l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie, de la restauration, de la restauration collective, du tabac et des secteurs connexes (UITA).
Quels sont les acquis que nous avons déjà obtenus au Brésil et que nous faisons respecter sur le lieu de travail ?
1. Le harcèlement fondé sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre est un délit pénal
Depuis 2019, la loi assimile l'homophobie et la transphobie au racisme. À l'usine, le harcèlement n'est pas toléré.
2. Le nom que vous avez choisi est respecté
Depuis 2016, par décret. Vous utilisez le vestiaire et les toilettes qui correspondent à votre identité. Point final.
3. Égalité en matière de mariage
Depuis 2013, aucun bureau d’état civil ne peut refuser de marier deux personnes du même sexe.
4. Changement de nom sans chirurgie
Depuis 2018, vous vous rendez au bureau d’état civil et changez votre nom et votre genre. Sans demander l’autorisation d’un·e médecin ou d’un·e juge.
5. La discrimination au travail est illégale
Convention n° 111 de l’Organisation internationale du Travail. Vous ne pouvez pas être licencié·e ou vous voir refuser une promotion parce que vous êtes LGBTI+.
6. Des soins de santé qui vous respectent
Depuis 2011, le Système unique de santé (SUS) — le système de santé public brésilien — a l'obligation de vous traiter avec humanité, en comprenant ce dont vous avez besoin.
Le SINTIACR mène ce combat à travers toute l’Amérique latine. Mais le vrai travail se fait ici, aux portes des usines. Nous protégeons nos membres sur le terrain, chaque jour.
Le Syndicat des travailleur·euse·s de l’alimentation de Criciúma et de sa région compte des dirigeants LGBTI. Aujourd’hui, nous sommes deux au comité exécutif. Gisele Adão est à la tête du syndicat. Fiers d’être SINTIACR !
Nous ne nous contentons pas de brandir des pancartes. Nous défendons. Un·e dirigeant·e à la porte de l’usine, un avocat·e à la table des négociations, un soutien quand un·e collègue en a besoin.
La loi seule ne change rien. C’est le travail syndical de base qui change les choses.